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 Crise financière et IFRS : Les IFRS ont contribué à l’amplification de la crise

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MessageSujet: Crise financière et IFRS : Les IFRS ont contribué à l’amplification de la crise   Lun 30 Nov - 11:34

Crise financière et IFRS : Les IFRS ont contribué à l’amplification de la crise

S’il est admis de presque tous que les «subprimes» sont l’élément explicatif du déclenchement de la crise financière internationale qui s’est transformée depuis en une crise économique mondiale, de plus en plus d’économistes et d’analystes avancent que les nouvelles références comptables, les IFRS (International Financial Reporting Standards), ont beaucoup joué dans l’amplification de la crise financière, et certains, n’hésitent pas à trouver dans ces référentiels comptables les boucs émissaires des investisseurs après les scandales qui ont émaillé le monde de la finance au début des années 2000 avec les faillites d’Enron, WorldCom, etc. Si ces normes ont changé l’image et la taille des entreprises qui les ont adoptées, il faut reconnaître que «ces référentiels comptables anglo-saxons privilégient la logique de marché», a souligné M. Rachid M’Rabet Directeur du Groupe ISCAE, avec comme objectif « d’améliorer la transparence avec plus d’informations à même d’aide à la valorisation des entreprises (…), avec un clin d’œil aux investisseurs». Pour sa part, M. Fawzi Britel, Président de l’Association Marocaine de Comptabilité (AMC), affirme d’emblée que «malgré les critiques acerbes envers les IFRS, celles-ci sont là pour durer», ajoutant que «ce sont des normes sur lesquelles on n’a pas la possibilité d’agir». Il explique que «les IFRS, et plus particulièrement l’IAS 39, ont été accusées d’avoir un effet procyclique, aggravateur et accélérateur de la plus grande crise de 1929 en raison du lien causal entre marchés et informations communiquées à celui-ci».

«Juste valeur» et fonds propres
Et aujourd’hui, si les IFRS sont sur la sellette, c’est que dès l’adoption de l’IAS 39 par l’Union Européenne, plusieurs Etats, dont la France, avaient émis des réserves sérieuses sur l’introduction du principe de la «juste valeur» dans la comptabilité des banques et des compagnies d’assurances. Définie comme étant «le montant par lequel un actif pourrait être échangé, ou un passif éteint, entre des parties bien informés, consentantes et agissant dans des conditions de concurrence normale», le principe de «juste valeur» impliquait l’évaluation des actifs sur les bases du marché financier. Intervenant sur la thématique «Les limites du concept de fair value», M. Ismaïl Douiri, Directeur Général Attijariwafa bank, a souligné que «les normes laissaient des marges d’interprétations donc des points flous». D’ailleurs, les trois niveaux de valorisation -le prix du marché, le prix du modèle réalisés à partir des données observables et le prix du modèle sans données observables- illustrent les lacunes de cette démarche. La problématique est d’autant plus grande que «le champ d’application de la juste valeur est très large : stocks, dépréciation d’actifs, placement en actions, immeubles de placement, etc.», poursuit M. Douiri. Or, la variation du prix qui découle des évolutions constatées au niveau des valorisations peut avoir des impacts directs (actifs disponibles à la vente) ou indirect (actifs destinés à la vente) sur les fonds propres des banques ou des entreprises. A titre illustratif, l’adoption des normes IFRS s’est traduite par une augmentation de 500 MDH sur le premier bilan établi en normes IFRS d’Attijariwafa bank. Cela s’explique essentiellement par le fait que cette période coïncidait avec l’euphorie du marché financier et donc de la survalorisation de certains actifs. La juste valeur étant un facteur procyclique, le dégonflement de la bulle se traduit en conséquence par la baisse des fonds propres. En clair, les fonds propres d’une banque peuvent valser d’un instant à l’autre selon l’évolution des prix des actifs. Or, comme l’a rappelé le Directeur général d’Attijariwafa bank, «les fonds propres d’une banque sont le poste le plus important du fait qu’il détermine les crédits à accorder à l’économie et sert de référence pour le calcul de certains ratios de solvabilité». En clair, en déterminant le seuil d’endettement acceptable et le niveau de risque de l’entreprise, les fonds propres conditionnent également le volume des prêts à la clientèle. Du coup, en période de recul des prix des actifs, les banques amplifient le caractère procyclique de la juste valeur et propage la crise à l’économie réelle.

Valorisation d’actifs incorporels
Au niveau de la gestion collective, M. Mohamed Zyne, Directeur des risques financiers et des marchés, Groupe Banque Populaire, qui intervenait sur la thématique «Les IFRS et les enjeux de la gestion actif passif (ALM)», a souligné que «l’adoption des normes IFRS peut augmenter la volatilité des revenus et es fonds propres».
Faut-il en conséquence supprimer le principe de la juste valeur ? Autrement dit, doit-on revenir à la comptabilité des coûts historiques où le principe de prudence est prioritaire ? Pour M. Douiri, «ce n’est pas en supprimant le juste valeur qui a des effets bénéfiques qu’on repoudrera le problème, mais en faisant attention aux applications contestables». Pour lui, «il faut améliorer la qualité des filtres prudentielles pour atténuer la volatilité des fonds propres des banques».
Enfin, le problème de valorisation se pose aussi pour les actifs incorporels qui peuvent représenter une part importante des fonds propres de certains groupes. Ainsi, selon Mme Fadoua Moutaouakil, Directeur Centrale en charge du financement et de la performance économique groupe du Groupe ONA, «les actifs incorporels et les goodwills au bilan des sociétés cotées sont très importants et représentent 70 % des fonds propres des entreprises du CAC 40 et environ 30 % du Groupe ONA». Reste que la valorisation de ces actifs dépend aussi pose aussi quelques problèmes. Outre la difficulté de déterminer un taux d’actualisation de référence, les hypothèses retenues pour l’établissement de business plan, …, peuvent affecter le niveau de valorisation des actifs incorporel.


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