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 Plus d'un milliard d'affamés dans le monde

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Serano Solbaran



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MessageSujet: Plus d'un milliard d'affamés dans le monde   Ven 16 Oct - 23:25

Plus d'un milliard d'affamés dans le monde



La mobilisation financière internationale est en décalage avec les déclarations d'intention.

Alors qu'on célèbre le 16 octobre la journée mondiale de l'alimentation, on considère que de plus en plus de personnes auront faim dans le monde dans les années à venir. Selon des estimations récentes, publiées par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), 1,02 milliards d'être humains seront touchés par la faim sur l’année 2009, soit une augmentation de 11% par rapport à 2008. Un chiffre qui représente 100 000 millions de personnes en plus.

Changement climatique

Crise économique, envolée des prix alimentaires et de ceux du pétrole… cette augmentation est liée à plusieurs facteurs. Sans oublier les conséquences désastreuses du changement climatique qui réduisent à néant les efforts des populations plus vulnérables pour échapper à la pauvreté.

De son côté, le Fonds Humanitaire Mondial, présidé par l'ancien secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, estime que ce sont désormais 300 000 personnes qui meurent chaque année en raison des conséquences du réchauffement climatique - "un tsunami silencieux" - dont la moitié en raison du manque d'accès à la nourriture.

Généraliser les nouveaux produits nutritionnels

A la lecture de ces rapports, tous les voyants sont rouges. Sans une mobilisation internationale soutenue, les victimes de la faim seront plus nombreuses dans les années à venir.

Devant la gravité de la situation, une coalition d'ONG internationales menée par l'ONG française Action Contre la Faim réclame depuis plusieurs mois la création d'un Fonds mondial pour lutter contre la faim (sur le modèle du Fonds Global contre le VIH, la tuberculose et la malaria), et la mobilisation de ressources financières supplémentaires pour soutenir les agricultures des pays du Sud mais aussi pour renforcer les actions d'urgence.

Les Médecins Sans Frontières, eux, militent pour la généralisation de l'usage de nouveaux produits nutritionnels dont l'efficacité est aujourd'hui démontrée pour réduire la mortalité liée à la malnutrition.

Cette dernière explique la moitié des décès parmi les enfants de moins de 5 ans, l'absence de réponse adaptée les conduisant à la mort alors qu'ils pourraient être sauvés.

Les Nations Unies tentent désormais de coordonner une réponse internationale planétaire. Mi-septembre, le rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation a demandé la mise en place de "réservoirs alimentaires d’urgence", à savoir 300 000 tonnes de céréales qui permettraient au Programme alimentaire mondial d’intervenir sans avoir à acheter des aliments à des cours trop élevés sur les marchés.

Manque de financement et gaspillage

Mais, à ce stade, force est de constater que la mobilisation financière internationale est restée limitée et en décalage avec les déclarations politiques d'intention.

Si un accord a été conclu par le dernier G8, destiné à apporter un soutien de 20 milliards de dollars aux agriculteurs les plus pauvres du monde, tous les pays membres du G8 doivent néanmoins préciser la nature de leur contribution et intensifier leurs efforts en vue de la création d’un mécanisme mondial qui permettrait de canaliser ces fonds dès le sommet du G20 qui commence aujourd’hui à Pittsburgh.

Ceci dit, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) fait lui un autre constat terrible. La moitié de la production alimentaire mondiale serait perdue ou mise de coté, parce qu'elle ne répond pas à des normes de marchés ou est gaspillée lors de la consommation.

L'organisation affirme qu'une meilleure efficacité de la chaine alimentaire permettrait à elle seule de nourrir le surcroît de population attendu à l'horizon 2050, la population mondiale devant atteindre alors 9,2 milliards d'individus contre 6,7 milliards aujourd'hui.

www.youphil.com 16/10/2009
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Ciel



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MessageSujet: Re: Plus d'un milliard d'affamés dans le monde   Mer 13 Jan - 20:08

bonsoir,

l'article que vous avez proposé m'a poussé à chercher les causes de la famine dans le monde et voilà ce que j'ai trouvé comme réponse

Les raisons de la famine:



Problème de répartition


Il en est de la faim comme de la soif. Ce n’est pas un problème de richesse globale, mais de répartition de celle-ci. Ce n’est pas l’eau qui manque sur terre, mais l’eau n’est pas forcément là où on en a besoin. Les 250 hommes les plus riches du monde disposent de la même part de la richesse mondiale que les 3 milliards les plus pauvres. Pendant que les uns meurent de faim, d’autres souffrent d’obésité.

Selon la FAO, les disponibilités énergétiques alimentaires par personne et par jour sont de plus de 3 300 kilocalories dans les pays développés, de 2 500 dans les pays sous-développés, et de 2 700 pour l’ensemble du monde. Cela veut dire, mais en théorie seulement, que le monde produit déjà de quoi nourrir l’humanité tout entière.
La composition de l’alimentation est aussi à prendre en compte. Les modèles alimentaires des pays développés sont riches en énergie et en produits animaux. Les différents modèles traditionnels sont beaucoup plus riches en produits végétaux. Pour produire 1 kilocalorie animale, il faut 7 kilocalories végétales. Pour les 3 500 kilocalories des pays les plus riches, qui contiennent 1 400 kilocalories animales, il faut en réalité produire 11 900 kilocalories végétales. Pour les 2 000 kilocalories du Sud (qui contiennent seulement 80 kilocalories animales), il ne faut en produire que 2480.
La disproportion apparaît dans toute son ampleur. Si la consommation de produits animaux dans les pays pauvres est de toute évidence insuffisante, il est tout aussi évident que celle des pays riches est excessive. Excessive en ce qu’elle est la cause des maladies les plus répandues dans ces pays, maladies cardio-vasculaires, cancers, obésité. En Europe, on estime déjà le coût de l’obésité à quelques 60 milliards d’euros. Plus que ce que coûte la politique agricole commune (PAC).

Un problème commercial :

Les trois quarts des hommes ayant des difficultés alimentaires sont des ruraux, vivant donc de l’agriculture. Leurs problèmes sont très rarement de source naturelle (sécheresse, inondations), plus souvent de nature politique (guerres) et la plupart du temps d’origine économique et commerciale.

La concurrence mondiale a fait baisser les prix des produits agricoles. Seules les agricultures les plus mécanisées ou profitant des conditions particulièrement favorables sont capables de supporter le choc. Encore faut-il que les gouvernements interviennent, comme en Europe, pour stabiliser les prix ou subventionner les agriculteurs. Pour les autres, la situation est désespérée : délaissant les cultures traditionnelles de subsistance (tout simplement parce que ces biens-là sont moins chers à acheter qu’à produire), ils se spécialisent dans des produits commerciaux. Les prix de ces produits étant bas, ils essayent de produire plus pour gagner plus. Le résultat est catastrophique : la production augmentant, les prix baissent encore et leur revenu est laminé.

Dès lors, on assiste à une situation pour le moins paradoxale : pendant que des hommes meurent de faim, en Europe on stocke des surplus agricoles et on réduit les surfaces agricoles à coups de subventions.

La logique est que, si on ne limite pas la production agricole des pays riches, les prix ne peuvent que s’effondrer. Les agriculteurs seraient ruinés. C’est incontournable. C’est ce qui explique pourquoi 1 kilo de pommes normandes vaut dans n’importe quel supermarché de la région parisienne toujours plus qu’un kilo de bananes qui vient pourtant de l’autre côté de l’Atlantique. L’aberration, comme le disait l’économiste et agronome Michel Cépède (1908-1988), est que « pour rémunérer la peine des producteurs dans le système économique d’aujourd’hui, il faut qu’il y ait des affamés ».

Trouvons des raisons cependant d’être optimistes : dans les années de l’après-guerre, l’Inde et la Chine ont connu une véritable explosion de leur population : elle dépasse dans ces deux pays le milliard d’hommes. Ces deux pays ont, plus ou moins, réglé le problème de l’alimentation. Malgré les erreurs tragiques et les inévitables insuffisances, la famine a disparu de ces pays.

Par Michel Musolino, professeur d’économie en classes préparatoires à HEC et auteur de « L’imposture économique ».


Quand j'ai lu l'article du professeur Michel Mosolino cette citation « pour rémunérer la peine des producteurs dans le système économique d’aujourd’hui, il faut qu’il y ait des affamés » m'a beaucoup attiré, parce qu'on donne toujours comme définition à l'économie " l'art de satisfaire des besoins illimités de l'homme a partir de ressources rares limités."
mais de quelle satisfaction on parle si comme vous avez mentionné "1,02 milliards d'être humains sont touchés par la faim et entre 10 et 20 millions d'homme meurent de faim dans le monde??
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